Livres sur la culture sur buttes
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MANUEL DE CULTURE SUR BUTTES

Le livre de Richard Wallner qui vient de paraître est très intéressant, et on l'espère amené à devenir un classique.Cet ouvrage de permaculture appliquée au maraîchage en France est clair et précis, détaillant les essais et les succès de l'auteur dans la création d'un jardin maraîcher, de l'aménagement des buttes de culture à l'organisation des plans de rotations. L'approche est très "permaculturelle", et va au-delà de l'approche de l'agriculture biologique traditionnelle (ici on ne lutte pas contre la nature, on s'efforce de rétablir les équilibres). On retrouve l'esprit de Sepp Holzer qui prône également la culture sur butte. A noter que l'ouvrage n'aborde pas l'aspect financier de cette aventure, on pourra alors utilement compléter cette lecture avec l'ouvrage de maraîchage bio plus conventionnel mais tout aussi passionnant "Le jardin-maraîcher" de J.-M. Fortier.Cet ouvrage m'a permis de progresser dans la compréhension de la permaculture, et est complémentaire aux ouvrages tels que "Le sol, la terre et les champs" de C. et L. Bourguignon, "La permaculture de Sepp Holzer" S. Holzer., ...La jolie couverture de l'ouvrage n'est pas tape à l'oeil, mais il ne faut pas s'y tromper: le livre est abondamment illustré de schémas couleurs, de photos de très bonnes qualités (comme on en a l'habitude avec les éditions Rustica).

LE JARDIN NATUREL

Depuis 40 ans, Jean-Marie Lespinasse pratique le jardinage. Il fut toujours désireux de réaliser un jardin d’une conception proche de celle de la nature, sans produits chimiques, loin des contraintes des cultures contemporaines : labour, engrais, traitements phytosanitaires, désherbage. Le terre du jardin a une valeur, une réputation reconnue depuis plusieurs générations. Nous devons conserver ce patrimoine. La terre vit, ce n’est pas un simple support inerte. Cette vie est alimentée, stimulée par la présence et l’activité de toutes les plantes qu’elle accueille. Il est facile aujourd’hui d’adopter un mode de culture évitant la désorganisation des sols et la pollution croissante des légumes. Pour cela, il faut retrouver les sols que nous avons en forêt, en prairie et favoriser la circulation de l’eau et de l’air avec une matière organique apportée en surface de façon permanente, se décomposant par couches successives, qui relance et stimule la vie microbienne du sol. Il est possible d’obtenir une fertilisation naturelle en favorisant le déroulement naturel des cycles biologiques et en évitant de les perturber par l’emploi d’engrais chimiques solubles et de pesticides.